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    cdibejuit  

Fiche-méthode pour la recherche documentaire

Le texte ci-dessous détaille la méthodologie de la recherche documentaire en lycée et dans l'enseignement supérieur. Vous pouvez aussi télécharger en cliquant sur le lien une fiche-méthode simplifiée :

Lien vers : La recherche documentaire en 6 points (réalisé par Mme Gayte, professeur-documentaliste).

 

Faire une recherche documentaire au CDI

 

1. Comprendre et cerner son sujet :

  • Il est impĂ©ratif de bien comprendre l’énoncĂ© du sujet, de reformuler avec ses propres mots.
  • Qu’est-ce qui est demandĂ© exactement ?
  • Quel genre de travail doit-on faire ? (un rĂ©sumĂ© de 15 lignes ? un dossier de 30 pages ? un exposĂ© oral ?), Ă  qui s’adresse-t-il ? (un adulte, un Ă©lĂšve
)
  • Il est nĂ©cessaire aussi de dĂ©finir un thĂšme principal : de quoi allez-vous parler ? Quel est votre sujet de rĂ©flexion ? en quoi ce sujet mĂ©rite que vous rĂ©flĂ©chissiez ? Est-il simple ? ou pose-t-il problĂšme ? ... Laissez vagabonder votre imagination et votre pensĂ©e.


Etape 1 :

- Notez la consigne de départ donné par votre professeur :

- Quel est le thĂšme principal de la recherche ?

- Quel est votre sujet personnel ? (le sujet doit permettre d’étudier l’un des aspects du thĂšme).


2. Formuler une problématique en lien avec votre sujet :

Le site du lycĂ©e Sud MĂ©doc la BoĂ©tie donne une trĂšs bonne dĂ©finition de ce qu’est une problĂ©matique :

Il faut « transformer le sujet en dĂ©bat : Ă©tablir la liste des problĂšmes que pose le sujet. Il faut vous demander : quel est l’intĂ©rĂȘt de ce sujet ? il faut rendre explicite le dĂ©bat sous jacent Ă  la question posĂ©e. Vous pourrez formuler en une phrase l’ensemble (ou une partie) des problĂšmes que soulĂšve le sujet choisi : c’est la problĂ©matique ».


Etape 2 :

- Rédigez votre problématique

- Gardez la prĂ©sente Ă  l’esprit tout au long de votre travail de recherche

- Chaque document doit illustrer une hypothĂšse et permettre d’apporter une rĂ©ponse Ă  la question posĂ©e par la problĂ©matique


3. Questionner votre sujet : mobilisez vos connaissances !

Avant toutes recherches vous devez utiliser vos propres connaissances. Vous avez toujours quelques idées relatives au sujet choisi. Vous devez vous questionner pour les faire émerger. Silencieusement, avec concentration et rigueur posez-vous des questions tous azimuts !

 

- Notez vos réponses sous forme de mots clefs

- Mettez en valeur les mots importants

- Recherchez des synonymes, des antonymes, des termes généraux, plus précis, et des associations d'idées.

  Notez des nom propres, des dates, des lieux, des noms d'organismes, etc...


Pour vous aider dans ce travail de réflexion il existe des exercices appelés « questionnement du sujet » :


Etape 3 : le brain storming

 

                                         Qu'est-ce que ?                      Qui ?

 

                                Quand ?                     SUJET                     OĂč ?



                                       Pourquoi ?      Comment ?          Combien ?

 

 

ou différemment :


Etape 3 bis : la méthode des 6W


- Who : qui ?

- What : quoi ?

- When : quand ?

- Where : oĂč ?

- Why : pourquoi ?

- How ; comment ? combien ?

 


- Organisez vos mots clefs : regroupez les mots qui vont ensemble

- Classez-les

- Donnez un titre Ă  chaque groupe de mots

- Vous obtenez de cette façon une premiÚre ébauche de plan.


4. La recherche documentaire :

C’est à ce stade que commence la recherche documentaire. Vous allez utiliser votre liste de mots clefs pour trouver et trier les documents.

  • Vos mots clefs sont des entrĂ©es pour rechercher dans les sommaires, les index, les lexiques et les rĂ©sumĂ©s des documents, dans BCDIweb ou avec un moteur de recherche sur Internet.
  • Rechercher les dĂ©finitions des mots complexes dans les dictionnaires.
  • partez toujours des documents les plus simples pour finir par les plus spĂ©cialisĂ©s : dictionnaires, encyclopĂ©dies, manuels scolaires, livres documentaires, magazines spĂ©cialisĂ©es, dossiers documentaires, DVD, sites Internet thĂ©matiques

  • SĂ©lectionnez les documents les plus pertinents.
  • notez les rĂ©fĂ©rences des documents, pour pouvoir les retrouver facilement si besoin et pour pouvoir aussi justifier ce qui est dit dans son devoir.
  • Respectez le droit d’auteur : citez vos sources, signalez les citations par des guillemets.


Etape 4 :

- Rechercher les documents à l’aide de vos mots clefs

- Utilisez les ressources documentaires disponibles au CDI

- Notez les références des documents

 

5. Le plan :

S’il vous est imposĂ© par votre professeur respectez ses consignes. Si vous devez choisir un plan sachez qu’il va Ă©voluer tout au long de votre rĂ©flexion et de vos recherches. Voici trois exemples de plan :

- Le plan : « ThÚse défendue/ThÚse réfutée/SynthÚse » : si votre travail a pour objectif final de permettre un débat d'idées, une discussion contradictoire entre les élÚves. D'une certaine maniÚre la "ThÚse défendue" sera une opinion et la "ThÚse réfutée" le point de vue opposé. La "SynthÚse" fera le bilan de cette confrontation des points de vue. Il faudra donc, quand viendra la phase de recherche de documents, collecter des documents exprimant des opinions différentes et contraires à propos du problÚme que pose votre sujet.

- Le plan « ProblÚme/Causes/Solutions »

- Le plan chronologique


Etape 5 : faites un plan logique


6. Conseils pour traiter l’information :

· Je lis le document

· Je sélectionne des extraits de texte et des images

· Je prends des notes

· J’organise mon travail de maniĂšre logique

· Je définis le plan de mon travail

 

Etape 6 :

« La dĂ©marche principale est bien connue : identification de l’information, Ă©valuation, analyse, prĂ©lĂšvement, recoupement, synthĂšse, exploitation ». Daniel FondanĂšche. InterCDI 228. 11/12-2010


7. Conseils pour Communiquer l’information :

· En fonction des consignes, je rĂ©flĂ©chis Ă  la mise en forme de mon travail. Pour cela je me mets Ă  la place du destinataire et j’imagine son attente.

· Je rédige.

· Je vérifie que tout le vocabulaire utilisé est connu.

· Je m’assure d’avoir bien respectĂ© les consignes de dĂ©part

  

8. Conseils pour Prendre des notes : 

La prise de notes n'est pas une fin en soi, elle est une étape entre la lecture du document et la rédaction d'une production finale. Il s'agit donc de fixer rapidement par écrit l'essentiel du document, les grandes idées, de faire un résumé.

Quelques astuces peuvent vous aider :

- soyez attentif au plan du document

- repĂ©rez les mots clefs  

- élaguez : supprimez les articles, les mots secondaires, les répétitions, les conjugaisons

- utilisez les abréviations, les signes mathématiques

- conservez l'essentiel : ce dont on parle/ce qu'on en dit

- aérez la page pour faciliter la relecture ou ajouter un complément.

 

N. Navarro/LycĂ©e de l’automobile Emile BĂ©juit/2016-2017

Fiche-outil pour la recherche documentaire : La carte mentale

La carte mentale

ou carte d’ idĂ©es,  arbre d’idĂ©es, carte cognitive, carte des connaissances,

carte conceptuelle, mind map, schéma heuristique,

autrefois pratiquée sous forme de Brainstorming, remue-méninges, mobilisation des idées,

méthode QQOQCCP, en anglais 5W and 2H,

proche des outils de résolution des problÚmes tels que la méthode SWOT,

le diagramme d’Ishikawa ou « ArĂȘtes de poisson Â» ou 5M, 6M, 8M etc
etc
.

 

La carte mentale est un outil pour cerner et organiser tout ce que je sais dĂ©jĂ  sur un sujet. Elle reprĂ©sente la maniĂšre dont je pense. GrĂące Ă  cette structure en arborescence, je visualise et je contrĂŽle mieux mon sujet. Je peux placer beaucoup d'idĂ©es dans un trĂšs petit espace et avoir Ă  la fois une vision dĂ©taillĂ©e et une vision d'ensemble de mon sujet.


A partir d’une idĂ©e centrale la carte mentale permet d'Ă©tablir des liens entre des idĂ©es, de les hiĂ©rarchiser, de mĂ©moriser, de rĂ©interprĂ©ter et de restituer l'info. Une carte mentale est en constante Ă©volution. Le lendemain, sa structure pourrait ĂȘtre rĂ©amĂ©nagĂ©e et/ou enrichie de nouvelles idĂ©es qui viennent constamment Ă  l'esprit.


RĂ©alisation de la carte :


-          Noter et/ou dessiner l’idĂ©e principale au centre de la page

-          Faire un brainstorming (Qu’est-ce que ? Qui ? Quand ? OĂč ? Combien ? Comment ? Pourquoi ?).

        RĂ©pondre par mots clefs ou phrases courtes.

-          CrĂ©er les branches principales : noter d’abord les idĂ©es importantes (Termes gĂ©nĂ©riques)

-          Puis crĂ©er les branches secondaires : termes spĂ©cifiques, termes associĂ©s

-          Mettre en forme (couleurs, Ă©paisseur des traits, icones
.)

-          Ajouter des liens (photos, documents Ă©crits, sites
)


 IMAGES : Je dessine ou j'insĂšre une image au centre de la carte afin de la reconnaĂźtre rapidement parmi les autres cartes. Au besoin et si j'ai le temps, j'ajoute des images dans les branches qui m'aideront Ă  capter plus rapidement des idĂ©es.

Au fur et à mesure de l'avancement de ma carte, je développe de nouvelles idées, je fais des liens entre des idées, je mets de l'ordre dans ma structure.


L’usage de « documents sources Â» permet ensuite d’enrichir la carte.


ORDRE DE LECTURE : Si beaucoup de cartes mentales se lisent dans le sens des aiguilles d'une montre, d'autres sont découpées en deux parties, et se lisent d'abord à droite, ensuite à gauche.

Mon prof ou toute autre personne à qui je remets ma carte ne devrait pas avoir à la défricher : la structure est claire, les couleurs facilitent la compréhension, les images sont pertinentes, la carte n'est pas trop chargée et l'ensemble est facilement lisible, esthétique et attrayant.


Je peux faire une carte mentale :


  • Ă  la main, sur une feuille de papier placĂ©e Ă  l'horizontale, avec des crayons de couleur;
  • avec des post-it sur une affiche;
  • Ă  l'ordinateur avec un logiciel de dessin
  • avec un logiciel dĂ©diĂ© gratuit ou payant, en ligne, tĂ©lĂ©chargĂ© sur Internet ou en version portable (ex. : Freemind)

Source : compilation sites (dont http://www.ebsi.umontreal.ca/jetrouve/projet/cartes_m/mental_1.htm) et travaux de M. Alexandre Serres./N.Navarro 2017-2018

Plan de Classement des documents du CDI du LycĂ©e Émile BĂ©juit

Le plan de classement des ouvrages du fonds documentaire du CDI s'appelle la classification DEWEY :

Melvil Dewey (1851-1931) Ă©tait un bibliothĂ©caire amĂ©ricain, inventeur d'un systĂšme de classement des livres, qui porte son nom : la classification dĂ©cimale Dewey. (Source : Wikipedia). 

 

dewey

 

La classification Dewey est souvent représentée sous la forme simplifiée d'une Marguerite :

 

marguerite dewey

 Initiation Ă  la prise de notes 

 

A quoi sert la prise de notes ?

 

- La prise de note renforce l’attention pendant le cours.

- C’est une petite activitĂ© physique qui permet aussi de s’occuper, et Ă©vite l’ennui de l’inactivitĂ©.

 

- Elle permet de garder une trace du cours, mais aussi des exemples, des conseils etc


- Elle permet une premiÚre mémorisation (donc 50 % de travail en moins à la maison).

- Elle permet de rĂ©viser : la mĂ©morisation se fait par la rĂ©pĂ©tition. Plus on revoit le cours, plus on le retient vite et longtemps.

 

- Enfin, en relisant ses notes on comprend mieux le thÚme et les idées générales du cours.

 

prise de notes

 

Comment prendre des notes ?

 

1. Respecter les rÚgles de présentation :

 

- Chaque chapitre doit commencer sur une nouvelle page.

 

- Laisser une marge sur la page pour ajouter des annotations (compléments du cours trouvés dans le manuel, dans des livres ou sur internet. Définitions, conseils de méthode, référence des documents utilisés...

 

- Pour faciliter la relecture des notes, il faut aérer la page (sauter des lignes).

 

- Ecrire ou souligner les grands titres en rouge et les sous-titres en bleu pour bien faire la différence.

- Il est recommandé de surligner les idées importantes, les mots-clés.

Le surlignage doit ĂȘtre rare pour bien montrer ce qui est important (il ne faut pas surligner plus de 10 % du texte).

 

- On peut utiliser plusieurs couleurs et leur attribuer un code ; il est préférable de conserver ce code identique pour chacune des matiÚres.

Par exemple : une couleur pour ce qui vous semble le plus important ; une couleur pour les notions dont il faudra rechercher les définitions, une couleur pour ce que vous pensez maßtriser, une autre pour que vous vous rappeliez que là, au contraire vous avez des difficultés... Et il serait bon lors du prochain cours de demander des explications au professeur !

 

- A chaque nouvelle idée, il faut aller à la ligne.

 

2. Repérer l'essentiel :

 

Ce qui est essentiel est :


- répété plusieurs fois par le professeur

- dit d'un ton plus marqué par le professeur

=> Il s'agit donc des notions-clés, des idées principales


- Il est utile de mettre en Ă©vidence le plan du cours en hiĂ©rarchisant les titres des parties et des sous-parties :

 

Plan

 

- On doit restituer la structure du cours :

 

Il faut accorder une attention particuliÚre aux connecteurs, c'est-à-dire aux mots-clés qui organisent le texte :


·        les indicateurs de temps (dates, siĂšcles, avant, aprĂšs, durĂ©e
)

·        les indicateurs de lieux

·    les mots qui indiquent une relation logique : la cause, la consĂ©quence, l'opposition, la ressemblance, la nĂ©gation, la rĂ©serve, etc.

 

3. Ecrire vite mais bien :

 

- Rappelons qu'il n'y a pas de rÚgle absolue puisque ce sont vos notes et qu'elles sont destinées à votre seul usage.

Vous avez donc entiÚre liberté d'invention (couleur, schéma, dessin, flÚche, tableau
).

 

- Il faut surtout pouvoir se relire, attention Ă  ne pas Ă©crire de maniĂšre illisible !

 

- On peut supprimer certains mots :


·        Les articles (le, la, les, un, une, des 
)

·        Les verbes dont la suppression n'enlĂšvent rien Ă  la comprĂ©hension (le verbe ĂȘtre)

·        Les digressions (quand on parle d’autre chose), qui n'apportent rien Ă  l'essentiel du cours


- Utiliser un nom plutĂŽt qu’un verbe :

 

La nominalisation est le procĂ©dĂ© lexical qui consiste Ă  utiliser un nom Ă  partir d'un verbe ayant Ă©videmment le mĂȘme sens :

 

augmenter = augmentation

développer = développement

créer = création

 

En quoi cela vous fait-il gagner du temps ?

 

Exemple N°1

« une entreprise investit pour développer ses capacités de production »

= l'investissement développe les capacités de production

 

- Il faut supprimer les informations secondaires :

 

Exemple N°2

« Pour des raisons liĂ©es peut-ĂȘtre, Ă  des bouleversements Ă©conomiques, le contrat de travail se fragilise progressivement ».

= Raisons Éco ? contrat prĂ©caire

 

- GĂ©nĂ©raliser :

 

On peut gĂ©nĂ©raliser en utilisant un hyperonyme, c’est-Ă -dire un mot qui regroupe plusieurs mots qui expriment la mĂȘme idĂ©e.

 

Exemple N°3  :

« les contrats à durée déterminée, l'intérim, les contrats aidés ». = la précarité de l'emploi

 

 

- Utiliser les abréviations

 

il y en a qui sont usuelles :

 

abreviation

 

Plus le mot est long, plus vous avez intĂ©rĂȘt Ă  lui trouver une abrĂ©viation.

 

De mĂȘme pour les mots qui reviennent souvent. (RĂ©currents)

Ex : une leçon impliquant Charles de Gaulles = CdG

 

A ce propos, chaque matiÚre a un corpus de vocabulaire. Il est utile dÚs le début de l'année de trouver des abréviations (ou signes) pour les termes récurrents.

 

Certains mots se terminant par « ement Â» ou « tion Â» peuvent s'abrĂ©ger trĂšs facilement :

gouvernement = gvt           rĂ©volution = rĂ©volutO

 

- Utiliser les symboles :

 

symbole

N.Navarro/LP Emile Bejuit/2017-2018